Voir aussi :

Châteaux et familles nobles

liés à l'histoire de la commune de Neuffontaines

 


FAMILLE DES BARBIER

FAMILLE DES SALADIN DE MONTMORILLON

FAMILLE DE PERREAU

FAMILLE DE LA VARENNE

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CHÂTEAU DE BAZOCHES

CHÂTEAU DU BOUCHET

CHÂtEAU DE CHASTELLUX

CHÂTEAU DE VÉSIGNEUX

 

 

 

Chitry Mont Sabot (CMS)

Dénommé aussi Chitry-sous-Mont Sabot

L'un des cinq hameaux de la commune de Neuffontaines

Voir la page Neuffontaines

Canton de Tannay

Département de la Nièvre (58190)

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Chitry vient du latin castrum, château en latin

L'appellation remonte sans doute à l'ancien "château" (fort)

sur ls ruines duquel aurait été bâtie l'église/chapelle du Mont Sabot (voir ci-dessous)

*

Chitry-les-mines et son ancien château

(village natal de l'écrivain Jules Renard, situé à une douzaine de km)

a la même origine étymologique

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Les habitants de Chitry se dénomment des Chitryens et des Chitryennes

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Personnalités liées au Mont Sabot

 

Chemin des ecrivains

Panneau du "chemin des écrivains" (en mauvais état)
à gauche, en arrivant sur le terre-plein

Photo RR du 29-7-10

- Jules Renard, le célèbre écrivain de l'autre Chitry de la Nièvre (Chitry-les-Mines, non loin de Corbigny), a visité le Mont Sabot en 1898 et en 1906; il en a fait la description dans son Journal *:

6 juillet 1898 - Mont-Sabot (Nièvre). Une butte à pic. De quoi mettre une chapelle, quelques arbres et quelques tombes.
Les portes garnies de clous sont fermées par l'âge. Une partie de la chapelle est encore couverte en pierres plates. Des sapins où, d'en bas, on entend, par cette belle journée, souffler le vent, un vent de mort. Des tilleuls et des ormes foudroyés, énormes, des tombes dans l'herbe, des roses, toute une flore que je ne connais pas. Une servante enterrée à côté de son curé avec qui elle a vécu 45 ans : ça attendrit, et ça fait sourire. On a presque les nuages sur le front, un peu de vertige. On regarde à travers les barreaux de la petite fenêtre de la sacristie avec la peur d'y voir des choses. De vieilles croix de pierre finement fouillées par un artiste du Moyen Age. J'ai peur de mettre un morceau de croix de fer dans ma poche. Un clou que je veux arracher d'une porte me pique.
Une rose mord jusqu'au sang un doigt de pierre.
Tous ces arbres, c'est le même, qui se promène au bord de l'eau.
Regarder l'horizon, c'est regarder loin, mais c'est aussi regarder quelque chose de faux.

21 août 1906 - Voyage à Mont-Sabot par Combres, Ruages, Moissy, retour par le Mont-Bué, route de Lormes, Bailly, Reunebourg, Corbigny. J'étale ma mémoire comme une carte géographique, et je m'efforce de revoir ce que j'ai vu : perpétuel etonnement.
Deux châteaux à tours carrées qui peu à peu s'adoucissent et deviennent des fermes.
Chitry-Mont-Sabot avec ses toitures de paille et ses beaux noyers. Il n'en a pas l'air, dit le voiturier, mais c'est un pays riche. Une jeune fille apporte en dot un noyer.
Un chaos de maisons, de jardins et de tas de fumier. Des murs neufs de granit rouge.
Mont-Sabot. Un sabot droit, au nez fendu. Des tilleuls dont l'un est foudroyé, mort. On y enterre encore. L'église, couverte en pierres plates, est fermée. Vieilles tombes, dont les plus vieilles sont les mieux ouvragées. Vue magnifique : Montenoison, le château de Vauban, l'immense grange de Vézelay, Lormes. Les morts n'ont qu'à se lever sur un coude pour voir tout ça.
Un pays clair, facile à comprendre : une butte, un vallon, une butte, un vallon. D'une pente à l'autre, les paysans se voient travailler. C'est la première église que j'aie envie de voir : elle est fermée.
Un sentier tourne autour de la butte comme une jarretière au-dessus du genou.
Puis, l'heure rose, l'heure tendre, l'heure divine arrive. C'est une surprise que Dieu nous fait chaque soir. Il faudrait se coucher dans tus ces prés, boire à toutes ces fraîcheurs, vivre là, là, pourir partout.
Être né, là, au pied du Mont-Sabot, quelle enfance pour un poète !

* in Journal 1887-1910, éd. présentée et annotée par Henry Bouillier, R. Laffont, 1990, pp. 388, 842-3. (Fonds Roger Ripert).


- Edouard Pail, peintre né à Corbigny en 1851, a peint et exposé à Paris "Le soir au MontSabot" au salon de 1912. Un tableau publié sous forme de carte postale en 1912 (Voir la reproduction ci-dessous de la carte postale et la biographie du peintre).

 

 

Cliquer sur l'image pour voir et modifier le plan via Google Maps

Coordonnées du Mont Sabot : 47° 21' 15.03" N  3° 44' 16.23" E 

Altitude : environ 380 m

(l'altitude du mont Bion, à gauche sur la photo, est de 360 m)

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La chapelle de Saint-Pierre aux liens du Mont Sabot

«La chapelle du Mont Sabot se trouve non loin de l'intersection des départementales 444 et 458 [la D42 et la D281, aujourd'hui], au sommet d'une butte dominant les Vaux d'Yonne et toutes les croupes arrondies qui s'amoncellent en cet endroit. Le panneau qui l'annonce sur la route de Lormes à Clamecy prétend XIIe siècle.

Certains pensent qu'elle serait du début du XIe siècle [qui ?]. Bien sûr, nous sommes en face d'un édifice roman, mais il a subi tant d'ajouts que son aspect définitif nous apparaît finalement quelque peu hétéroclite. La commune de Neuffontaines, propriétaire de l'édifice, en assure l'entretien et la garde.

A l'instar d'autres chapelles de cette région, celle du Mont Sabot a [longtemps] conservé une activité cultuelle conséquente. Nombre de messes et bénédictions de mariage, enterrements, baptêmes y étaient dits. Ces cérémonies se tenaient aussi aux grandes fêtes de l'année et certains dimanches d'été. [A présent, la chapelle est fermée aux visiteurs.]
N'oublions pas non plus qu'un cimetière l'encadre encore.

La chapelle du Mont Sabot est en fait l'ancienne église du prieuré de Neuffontaines. Ses dimensions sont, en effet, plus apparentées à celles d'une église qu'à celle d'une modeste chapelle. Son toit recouvert de tuiles et d'ardoises interdit son classement surtout si l'on veut faire référence au passé où elle était entièrement recouverte, tout comme l'église toute proche de Metz-le-Comte, de lauses.

Installée sur son escarpement boisé la chapelle est visible à de nombreux kilomètres à la ronde et constitue un des hauts lieux des Vaux d'Yonne en cet endroit frontalier du Morvan, Lormes est à peine à 10 km. Avec son clocher et sa tour de garde qui la flanque sur son côté droit, elle ressemble à une sentinelle qui semble protéger avec bienveillance l'accès de ces régions qu'elle surveille avec application.

Malheureusement, cette chapelle elle-même ne peut être surveillée constamment et fait l'objet de temps à autres d'incursions mains impies qui devraient pourtant savoir qu'il n'y a plus rien a y voler. Les quelques statuettes qui l'animent sont en plâtre et aucun objet sacré du culte n'y séjourne. Aucun tableau, aucune tapisserie. Alors ? Que les pilleurs d'église laissent reposer en paix ce sympathique sanctuaire auquel s'attachent, par ailleurs, quelques interrogations et légendes qui ne manquent pas de passionner fidèles et visiteurs.»

In Les annales des pays nivernais, n° 83, 1987, Michel Eit, «Les Chapelles de la Nièvre», pp. 14-16.

En 1826, en creusant les fondations du cimetière on a découvert un mur d'environ 50 cm d'épaisseur ce qui donnerait à penser effectivement que le lieu avait été fortifié * .
La chapelle sensiblement dans son état actuel date de 1670. Au préalable, c'était un oratoire privé dépendant d'un château **. Ce serait cet oratoire complété et modifié par la suite qui daterait du XIIème siècle (et peut-être même avant).
Cette chapelle fut longtemps l'église du prieuré de Neuffontaines. Elle était entourée de 4 tilleuls (appelés «Arbres de Sully» du nom du Ministre de Henri IV qui les aurait fait planter sur son ordre).

Cf. Michel Eit, «La Chapelle du Mont Sabot», in Le Morvandiau de Paris n° 697, avril 1983.

Notes RR :

* Selon Marlière, qui ne donne pas sa source, «"Au pied de la montagne" [le Mont Sabot ?], non loin d'une vieille croix de pierre [la croix des Comes Abbesses, dite d'Origny ?] qui pourrait bien remplacer un monument druidique, on a trouvé un grand bassin en pierres de taille, beaucoup d'ossements humains et une pierre tumulaire posée sur quatre bornes, sous laquelle était un squelette. Il y a été trouvé une pièce d'or du millésime de 1610.»

in Département de la Nièvre. Statistique de l'arrondissement de Clamecy, avec notices historiques, agricoles, industrielles, commerciales, administratives, topographiques et géologiques, par Albert Marlière, sous-préfet de cet arrondissement; Clamecy, imprimerie de C. Cégretin, 1859, pp. 315-318 (voir le fichier pdf) (Fonds SSAC : Société Scientifique et Artistique de Clamecy). Ouvrage non numérisé par la BnF ou Google livres, r éédité par Livre d'histoire-Lorisse en 2004 (76 €), sous le titre Clamecy et ses environs.

Pour ce qui est du cimetière du mont Sabot, un devis pour la construction des murs du cimetière (ainsi que pour d'autres travaux de réparations, cloches, ornements et vases sacrés à requérir) a bien été adressé au maire de l'époque, le 25 janvier 1826 (signature illisible du supposé architecte). Lettre conservée aux Archives départementales de la Nièvre. Voir la photo par R. Ripert du 8/3/11.

Impossible, par contre, de trouver trace aux Archives départementales des fouilles effectuées lors de la construction dudit cimetière en 1826.

** Petite chapelle isolée ou attenante à un édifice (château, monastère), consacrée à la prière (voir le CNRTL). Chapelle dépendant à l'époque du château de Vignes-le-Haut, avant la construction de la chapelle castrale ?

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La légende de la chèvre du Mont Sabot

(Lai bigue du Mont Sabot)

 

Vitrail chevre-loup

Vitrail illustrant la légende - Cliché RR du 15-7-10

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Sculptures illustrant la légende

Arcades des chapelles latérales

Le loup
La chèvre

Photos Michel Leconte

 

 

Notice du Patrimoine de France

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Chapelle Saint-Pierre, dite de Mont Sabot à Neuffontaines (58)

 

Catégorie : Chapelle
Aire d'étude : Tannay
Lieu-dit : Chitry-Mont Sabot


Epoque de construction : 12e siècle; limite 15e siècle 16e siècle; 16e siècle. Année : 1838

Historique : A l'origine, église du prieuré de Neuffontaines.
L'édifice roman (voir le portail, certaines fenêtres et les modillons de la nef) fut complètement remanié et peut-être agrandi à la fin du 15e siècle ou au début du 16e siècle. Des chapelles furent ajoutées, de chaque côté de la 3e travée de la nef, au 16e siècle [voir le transept dans le plan ci-dessous].
La porte latérale est datée 1838.
En 1854, l'église fit l'objet de travaux non précisés, sans doute la réfection des toits : les pierres plates furent remplacées par de l'ardoise.
Jusqu'en 1697, Montsabot porte le nom d'église, ce n'est qu'après cette date qu'on lui donne le nom de chapelle (archives paroissiales) .

Description : Eglise composée d'une nef précédée d'un clocher-porche, de deux chapelles latérales et d'un choeur à chevet plat.
L'ensemble est voûté d'ogives; les arcs et certains supports présentent 3 types de mouluration différents : arêtes chanfreinées pour le porche et deux travées de la nef, tores pour la 3e travée de la nef et le choeur, moulures prismatiques pour les chapelles. Les nervures des arcs retombent sur des supports variés : chapiteaux, culots ou pénétrations directes dans les murs.
Sur les arcades des chapelles latérales, sont sculpés en vis-à-vis, une chèvre et un loup; ils illustrent la légende locale de la chèvre qui, poursuivie par un loup, s'était réfugiée dans l'église où par miracle elle l'enferma en s'enfuyant.
Toit à deux pans de tuile plate sur le clocher, croupe ronde sur la tourelle d'escalier.
Gros-oeuvre : calcaire ; moellon ; enduit
Couverture (matériau) : tuile plate; ardoise
Plan : plan en croix latine
Etages : 1 vaisseau
Couvrement : voûte d'ogives

Décor : sculpture
Représentation : ange; écu; saint; ornement géométrique; ornement végétal ; coquille Saint-Jacques; animal; poisson; chèvre; loup; tête
Sujet : anges porte écu, écu, support : culots des chapelles, chapiteaux de l'arcade du choeur;
- sujet : tête, support : chapiteaux de l'arcade du choeur;
- sujet : ornement géométrique, ornement végétal, support : chapiteaux, clef de voûte de la 2e travée de la nef;
– sujet : saint Michel rapporté ?, support : clef de voûte de la 3e travée de la nef ;
- sujet : poisson, animal fabuleux, support : chapiteaux ;
– sujet : tête de chèvre, tête de loup, support : arcades des chapelles latérales.

Couverture (type) : toit à deux pans; appentis; croupe ronde
Escaliers : escalier demi-hors-oeuvre; escalier en vis; en maçonnerie propriété de la commune
Date protection MH : 1987/04/08 : inscrit MH
Type d'étude : inventaire topographique (enquête partielle)
date d'enquête : 1994
rédacteur(s) : Pierre Jugie ; Brigitte Fromaget
N° notice : IA58000018
© Inventaire général, 1994
Mise à jour : 2004/03/01
Dossier consultable : service régional de l'inventaire Bourgogne
17, bd de la Trémouille BP 1602 - 21035 Dijon cedex - 03.80.44.40.55

Source : http://www.patrimoine-de-france.org

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Inscription aux Monuments historiques de la chapelle de Mont-Sabot

Eléments protégés : clocher; porche
Epoque de construction : 11e siècle; 12e siècle; 4e quart 15e siècle; 19e siècle
Propriété de la commune
Chapelle de Mont-Sabot (cad. ZD 37, 38) : inscription par arrêté du 8 avril 1987

© Monuments historiques, 1992
Date versement : 1993/11/26

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Classement du site du Mont Sabot en 1983

Le 11 mai 1983, le Conseil municipal, présidé par M. Marcel Blandin, donne son accord à la Délégation Régionale de l'Architecture et de l'Environnement pour un classement du site du Mont Sabot "dans les limites qui lui ont été proposées".

 

DRAC Bourgogne

Protection des monuments historiques


En France, un monument historique est un édifice, un site ou un objet mobilier qui a été classé ou inscrit afin de le protéger, du fait de son intérêt historique ou artistique.

La législation distingue deux types d’édifices, les classés et les inscrits :

- sont classés parmi les monuments historiques, en totalité ou en partie, «les immeubles dont la conservation présente, au point de vue de l’histoire ou de l’art, un intérêt public». C'est le plus haut niveau de protection, et concerne l'édifice extérieur, intérieur et ses abords.
- sont inscrits parmi les monuments historiques «les immeubles qui, sans justifier une demande de classement immédiat au titre des monuments historiques, présentent un intérêt d’histoire ou d’art suffisant pour en rendre désirable la préservation».
Cette distinction peut aussi se comprendre suivant l’ère géographique considérée :

- le classement s’effectue à un niveau national
- l’inscription s’opère à un niveau régional
- pour les objets, la protection s'effectue au niveau départemental.

La démarche de classement peut être faite par n’importe qui, que se soient des acteurs publics ou des particuliers (propriétaires d’un bâtiment par exemple), auprès du Service départemental de l'architecture et du patrimoine (SDAP). L’Architecte des bâtiments de France (ABF) y est l’interlocuteur privilégié dans la démarche de classement et le contrôle de l’application des servitudes une fois le classement effectué.

Le dossier de demande de protection est constitué par les propriétaires demandeurs, puis par les documentalistes recenseurs de la CRMH. Le dossier doit comporter une partie documentaire donnant des renseignements détaillés sur l’édifice (histoire, situation urbanistique, juridique, etc.) et des documents photographiques et cartographiques.

La CRMH est chargée, en effet, de l’étude du patrimoine monumental et mobilier susceptible d’être préservé pour son intérêt historique et artistique. Elle peut aussi être sollicitée par un propriétaire d’immeuble ou un tiers comme une collectivité locale ou une association.

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La commission régionale du patrimoine et des sites

La commission régionale du patrimoine et des sites (CRPS) se réunit au moins trois fois par an sur convocation de son président, le préfet de région.
L'inscription au titre des monuments historiques est prise par arrêté préfectoral sur avis de la CRPS.
Le classement est pris par arrêté ministériel sur avis de la commission nationale des monuments historiques.

La CRPS de Bourgogne comprend 32 membres.

Les membres de droit :

- le préfet de région ou son représentant.
- le directeur régional des affaires culturelles ou son représentant.
- le directeur régional de l’environnement ou son représentant.
- le directeur régional de l’équipement ou son représentant.
- le conservateur régional des monuments historiques ou son représentant.
- le conservateur régional de l’archéologie ou son représentant.
- le conservateur régional de l’inventaire général.

Les membres nommés par le préfet de région :

- un conservateur du patrimoine relevant de la spécialité des monuments historiques.
- un architecte en chef des monuments historiques.
- un chef de service départemental de l’architecture et du patrimoine.
- un architecte des bâtiments de France affecté dans la région.
- huit titulaires d’un mandat électif national ou local, dont au moins un élu d’une commune dotée d’un secteur sauvegardé ou d’une zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager.
- huit personnalités qualifiées dans le domaine de l’architecture, de l’urbanisme, du paysage, du patrimoine ou de l’ethnologie.
- cinq représentants d’associations ayant pour objet de favoriser la connaissance, la protection et la conservation du patrimoine.

 

Travaux récents de restauration de la chapelle

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Restauration du clocher en 1993

Délibération du Conseil municipal du 29/6/1993

Restituer au clocher et à la tourelle la couverture d'origine en laves, refaire les enduits et poser un paratonnerre

Travaux sous la direction de M. Benezech, architecte des Bâtiments de France, pour un coût estimé à 273 966 F (41 763 €).

Financement du projet :
Subvention de l'Etat (Ministère de la Culture ) : 46200 F
Subvention de la Région : 34 650 F
Subvention du Département : 45 045 F
Autofinancement : 148 071 F

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Couverture de la Nef en 2003

Délibération du Conseil municipal du 1er avril 2003

3ème tranche de travaux : couverture de la nef [en ardoises et non en lauzes].
Acceptation du devis présenté par l'entreprise Scandola pour un montant de 77 804, 21 € (devis manquant).

Autofinancement de la commune, déduction faite des subventions à demander à la Sauvegade de l'Art Français et à la Camosine [pas de subventions accordées par l'Etat, la région et le département, du fait de la restauration en ardoises et non en laves ?]

 

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Les différentes couvertures de la chapelle

 

Le clocher et la tourelle en lauzes

La nef et les chapelles latérales en ardoises (photo de gauche)

Le choeur en lauzes et la sacristie en tuiles plates (photo de droite)

Cliquer pour agrandir les photos

Photos RR du 29-8-11

Voir le plan de la chapelle ci-dessous

 

Chapelle de Mont-Sabot

 

Plan chapelle

Plan de la chapelle

 

Construite sur une butte [380 m], à quelques kilomètres du village de Bazoches, la chapelle de Mont-Sabot, dédiée à saint Pierre, tient sa silhouette trapue de son origine romane, mais son aspect actuel est dû en grand partie à des remaniements du XVe s.

C'est un petit édifice au plan très simple en croix latine, parfaitement orienté, formé d'un clocher-porche massif cantonné d'une tourelle d'escalier, d'une nef unique de deux travées, d'un transept et d'une travée carrée de choeur. L'ensemble est voûté sur croisés d'ogives.

Une corniche à modillons sculpté constitue le seul décor extérieur de cette chapelle, qui a perdu une partie de son charme lors du changement de sa toiture traditionnelle de laves.

C'est pour permettre le rétablissement de celle-ci que la Sauvegarde de l'Art Français a versé une aide de 50 000 F en 1994 à la commune de Neuffontaines dont les 128 habitants ont à leur charge l'entretien de trois édifices religieux.

G-M. L.

in La Sauvegarde de l'Art Français, cahier n° 9, 1996, éd. Picard, Paris, p. 126.

 

 

 

Orientation de la chapelle


Depuis les origines et jusqu'au XV siècle, dans tous les pays chrétiens, l'édifice de l'église était adapté à une prière communautaire dirigée vers l'est (c'est ce qu'on a appelé l'orientation — c'est là l'origine de ce mot). Car l'attente du soleil levant (symbole du Christ ressuscité) est un trait essentiel de la prière et de la spiritualité chrétiennes.
Aujourd'hui cette tradition est maintenue dans l'Église d'Orient. De même, «le soleil signifie d’abord lumière et lumière suprême (…) et selon saint Eusèbe d'Alexandrie, les chrétiens jusqu'au ve siècle adoraient Dieu le visage tourné vers le soleil levant. Le soleil montant est d’ailleurs très souvent comparé à un oiseau. Le mazdéisme assimile le soleil à un coq qui annonce le lever du jour, et nos clochers chrétiens portent encore cet oiseau qui symbolise la vigilance de l’âme en attendant la seconde venue du Christ, la naissance de la Grande Aurore.» Le coq est d'ailleurs souvent représenté avec les Instruments de la Passion.

Source Wikipédia

 

Vue intérieure de la chapelle

Photo Selma Slort du 29/7/10

 

ÉGLISE SAINT-PIERRE DE MONTSABOT

 

Par M. Anfray

 

«Sur le territoire de Neuffontaines au sommet d'une colline d'où la vue s'étend sur les prairies et les monts boisés du Morvan, se dresse une petite église au milieu d'un bouquet d'arbres. C'est l'ancienne église Saint-Pierre de Montsabot qui était celle du prieuré de Neuffontaines.
Elle remonte à l'époque romane, mais elle été entièrement remaniée à la fin du XVe siècle et restaurée au milieu du XXe.
Elle renferme une nef de deux travées, précédée d'un clocher porche et suivie d'un transept, et un coeur à chevet plat.
La nef, peu élevée, est couverte de croisées d'ogives à moulures prismatiques séparées par un doubleau aux angles abattus; tous ces arcs retombent sur un pilier octogonal engagé dans le mur et surmonté d'un épais tailloir profilé d'un étroit bandeau, d'un cavet et d'un gros tore; les nervures se croisent sans clef. Les deux travées sont éclairées par de petites fenêtres en plein-cintre.
Le carré du transept est couvert d'une voûte d'ogives à moulures prismatiques retombant sur des consoles; la clef est ornée d'un saint Michel tenant une épée. Les arcs d'entrée des croisillons, garnis de deux gorges avec une tête de loup et une tête de chèvre à la clef *, reposent sur des pilastres à impostes.
Les croisées d'ogives, avec nervure médianes, retombent sur des consoles ornées de feuillages, d'un ange et d'un écusson portant une croix engrêlée, chargée au coeur d'une coquille.
L'arc triomphal retombe également sur des pilastres à impostes décorées d'une sorte de frise de feuillages ou d'écussons à trois bandes ou à trois fleurs de lys, et d'un "dauphin" [avec des écailles ?] dans une [un ?] orle accosté de deux coquilles.
Le choeur, éclairé au nord, par une fenêtre en plein-cintre, à l'est par une grande fenêtre en tiers-point à double division et remplage flamboyant, est couvert d'une voûte dont les nervures toriques reposent sur des consoles ornées de feuillages.
A l'extérieur, le gros clocher-porche est épaulé par des contrefort d'angle, et une tourelle d'escalier circulaire au sud. Dans le soubassement s'ouvre, à l'ouest, une porte dont l'archivolte, en plein-cintre garnie d'un gros tore, retombe sur des piédroits également ornées d'un tore; le tympan est complètement nu.
Au-dessus du portail un oculus a été percé dans un mur recrépi. Au premier étage, une petite baie en plein-cintre s'ouvre sur chaque face de la tour, celle de l'est étant en grande partie cachée par le toit de la nef. Le clocher, peu élevé, est couvert d'un toit en bâtière. La nef est épaulée par un contrefort à retraite et le chevet par des contreforts d'angle.
Une petite porte en anse de panier a été percée au sud, en 1838, comme l'indique une inscription. Le toit repose sur une corniche à modillons grossièrement taillés.
Campée sur une colline aux flancs couverts de "buissons épineux" [une buxaie, en fait], loin de toute habitation, dans le vaste cadre formé par les lointaines ondulations des monts du Morvan, la petite église du Montsabot aux formes tassées a un puissant don d'évocation, et invite à la rêverie. Malgré les importantes restaurations qu'elle a subies, "elle n'est pas dépourvue d'intérêt" [sic].»

M. Anfray, La Cathédrale de Nevers et les églises gothiques du Nivernais, 1964, pp. 105-107.

* Ces figures auraient une origine légendaire : une chèvre poursuivie par un loup se serait réfugiée dans cette chapelle; comme le loup essayait d'entrer, les paysans seraient accourus et l'auraient tué.

Vocabulaire architectural

 

La nef (en rose)

La nef est la partie d'une église allant du portail à la croisée du transept et qui est comprise entre les deux murs latéraux. La nef comprend le vaisseau central et les éventuels collatéraux (il ne faut pas confondre «nef» et «vaisseau»). C'est le lieu principal où se tiennent les fidèles lors des célébrations et des offices. Le mot «nef» signifie au sens premier «navire». C'est la raison pour laquelle il a été utilisé pour désigner cette partie de l'église. Le symbole du bateau pour désigner l'Église renvoie à l'enseignement de Jésus qui s'est souvent fait à partir d'une barque sur la mer de Galilée, où se trouvaient les tout premiers apôtres — symbole de l'Église naissante — qui y pêchaient.
Dans les églises d'Occident, la nef est le lieu de prière pendant la messe. Elle est parfois séparée du chœur par une barrière de pierre ou de bois appelée chancel, prône ou jubé. Le prêtre monte, par un escalier, sur cette séparation pour prêcher. En Orient, cette séparation est appelée iconostase, car c'est le lieu où sont accrochées les icones.

 

Le transept (en gris)


Transept : une nef transversale qui coupe à angle droit la nef principale d’une église est appelée transept.

Croisée du transept : en architecture, la croisée est la partie du plan d'une église située à l'intersection du transept et de la nef principale.

Oculus ou oeil-de-bœuf : petite baie de mur de forme ronde ou ovale, lucarne.

Orle (un) : moulure en filet placée sous l'ove d'un chapiteau.

Ove (un) : ornement de chapiteaux et de moulures en forme d'oeuf.

Tore (un) : en architecture, un tore correspond à une moulure ronde, semi-cylindrique, entourant le pied d'une colonne ou d'un pilier.

"En plein cintre" se dit pour un arc dont la courbe correspond à un demi-cercle : voûte ou arcade en plein cintre de l'art roman, par opposition à arc brisé ou ogive.

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ChapelleMS-ouest

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Façade ouest de la chapelle : l'entrée principale

Photo Selma Slort du 8-9-1995

L'entrée sud de la chapelle

Photo RR du 19/9/10 (lors de la Journée du patrimoine)

La porte en anse de panier a été percée en 1838, comme l'indique la gravure sur la clef d'arc,

sans doute par Perrau (F.P.P. : Fait Par Perrau), le tailleur de pierre de la commune

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L'illumination temporaire de la chapelle du Mont Sabot

Cliquer pour agrandir les clichés

Réalisation novatrice à l'époque, la chapelle à fait l'objet d'une illumination par panneaux solaires, inaugurée le 6 juin 1998.

Faute de protection et/ou d'assurance contre le vol *, cette belle illumination nocturne qui rendait à la chapelle son caractère de sentinelle du Morvan n'a malheureusement duré qu'un temps : les panneaux solaires ont été volés * et non remplacés !

Mêm si elle n'est plus aux normes, l'infrastructure de l'éclairage demeure néanmoins en place. Coût global de l'installation : 189 951 F (environ 29 000 €).

Source : copie d'un dépliant de la SIENN, propriété de M. J-P Derlon.

* Date du vol inconnue. Aux dernières informations (octobre 2011), une assurance aurait bien été souscrite (la mairie continuant à la payer) mais pas contre le vol.

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Cliquer pour agrandir la photo

(photo RR, 16/2/2011)

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Retable de la chapelle gauche du transept

(vue d'ensemble)

En haut, à gauche, l'ange porte-écu et, à droite, le chapiteau aux deux blasons et la sculpture de sainte Thérèse.

Au centre, tableau de saint Jean-Baptiste devant lequel est posée une sculpture de la vierge Marie.

Au premier plan : un tronc articulé et une croix en métal.

 


Notice du Patrimoine de France

Autels (2) ; retables (2) *; tableaux (2) : Vierge à l'Enfant ; saint Jean-Baptiste à Neuffontaines (58).
Catégorie : Taille de pierre, menuiserie, peinture
Edifice de conservation : église dite chapelle ; Saint-Pierre
Lieu-dit : Mont sabot
Matériaux : calcaire : taillé, décor en relief, peint (faux marbre) ; bois : taillé, peint (faux bois) ; toile (support) : peinture à l'huile
Structure : rectangulaire vertical ; pilastre (2)
Description : Autels, d'élévation oblique, et gradins en calcaire, décor sculpté sur le 2e gradin de l'autel gauche ; retables en bois ornés de pilastres encadrant un tableau
Dimensions : h = 100 ; la = 151,5 ; pr = 87
Iconographie : Vierge à l'Enfant; saint Jean-Baptiste; symbole christique (pélican)
Précision représentation : Vierge à l'Enfant sur le tableau du retable droit, saint Jean-Baptiste sur le gauche; pélican nourrissant ses petits en relief sur le 2e gradin de l'autel gauche [droit ?].
Précision état : Ecaillage de la peinture des autels et retables; tableaux troués, couche picturale usée, chancis, embu.
Inscription : inscription concernant l'iconographie (peinte)
Auteur(s) : auteur inconnu
Auteur source : Reni Guido (d'après, peintre)
Stade création : copie partielle
Siècle : 1er quart 19e siècle
Historique : La Vierge à l'Enfant est une copie simplifiée d'une oeuvre, disparue, de Guido Reni, dont une copie ancienne est conservée au musée du Louvre.
Date protection : oeuvre non protégée MH
Statut juridique : propriété de la commune
Type d'étude : inventaire topographique (enquête partielle)
Nom rédacteur(s) : Fromaget Brigitte
Copyright : © INVENTAIRE GENERAL, 1994
Référence : IM58001850
Dossier consultable : service régional de l'inventaire Bourgogne
Hôtel Chartraire de Montigny - 39, Rue Vannerie 21000 DIJON - 03.80.72.53.33

* Retable : partie postérieure et décorée d'un autel, qui surmonte, verticalement la table.

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Retable de la chapelle droite du transept

 

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(photo RR du 29-8-11)

Oie (pélican) nourrissant ses petits en relief sur le 2e gradin
Blason de la famille de Vésigneux, à droite du tableau

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(photo RR du 31-7-11)


La Vierge à l'enfant
par Guido Reni

La Vierge à l'Enfant est une copie simplifiée d'une oeuvre, disparue,
de Guido Reni, dont une copie ancienne est conservée au musée du Louvre

Note RR : les deux tableaux sont à restaurer.

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Les sculptures

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Ange porte-écu *

(et araignées en prime !)

Photo Selma Slort - 29-7-10

La gravure de l'écusson est à présent effacée

Il pourrait s'agir du blason des Saladin de Montmorillon, comme le pense M. Michel Marchand, spécialiste en héraldique bourguignonne (lettre du 1/2/2011).
En bas à gauche de l'écu, on distingue en effet ce qui semble être une patte de l'aigle du blason de cette famille.

Voir : la famille des Saladin de Montmorillon

* Chapelle gauche du transept

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Saint Michel

Saint Michel (rapporté ?)
Support : clef de voûte de la 3e travée de la nef

Photo Michel Leconte, sans date.

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ScluptureDauphin

Dauphin et coquilles saint Jacques

Photo Michel Leconte

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Chapiteau brochet

Chapiteau au brochet (?) et aux deux coquilles saint Jacques

La coquille de gauche, tournée vers le bas, évoque une chouette (note RR)

Photo Selma Slort - 29-7-10

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La chouette-coquille

(à l'angle du chapiteau aux blasons)

Motif figurant aussi à la brisure (au centre)
du blason des Barbier de Vésigneux (voir ci-dessous)

Photos RR du 16-2-11 (à gauche) et du 31-7-11 (à droite, après l'enlèvement des araignées)

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La chouette-coquille

et un moine (pèlerin) encapuchonné, caché en dessous

© JL DUTHU, Service Patrimoine et inventaire, Région de Bourgogne, 1994
Document conservé au Service Patrimoine et inventaire, Région de Bourgogn
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Ange allonge

Ange allongé (dormant ?) et végétaux

Sculpture de la tête ressemblant à celle de l'ange porte-écu (voir ci-dessus)

Photo Silma Slort - 29-7-10

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Oie et oisillons *

Photo Silma Slort - 29-7-10

Comme l'indique M. Michel Marchand, en raison de la symbolique chrétienne on peut rattacher cette sculpture à celle du pélican nourrissant ses petits, même si la représentation de l'oiseau, en l'occurrence, ne montre pas un long bec et une poche extensible. 

Symbolisme du pélican

Cet oiseau trapu au bec généreux vit dans les zones humides et chaudes. Il a la particularité de nourrir ses petits en prélevant la nourriture qu’il a emmagasinée dans une poche membraneuse située sous sa mandibule inférieure.
D’antiques légendes ont présenté l’oiseau comme nourrissant ses petits de sa propre chair et de là en ont fait le modèle de l’amour parental.
Ce même pélican apparaît sur nombre de blasons où il traduit l’affection du prince pour ses sujets.

* Sculpture sur le retable de la chapelle droite.

 

Dragon

Dragon (animal fabuleux) enchaîné sur coquille saint Jacques

Photo Silma Slort - 29-7-10

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La dalle funéraire

 

Au pied de l'autel de la chapelle se trouve une dalle funéraire portant une inscription bien difficile à déchiffrer, même par le comte Georges de Soultrait, qui écrit, dans son ouvrage publié en 1875 * : «Dalle funéraire sur laquelle on distingue encore [à l'époque !] quelques lettres minuscules gothiques [quatre mots précédés d'une abréviation ?] et trois écussons, l'un à trois bandes, l'autre parti de trois bandes et d'une fasce, le troisième à une croix.»

Un délicat nettoyage de la dalle s'impose après un moulage de l'inscription (effectué le 16/2/2011).

* Répertoire archéologique du département de la Nièvre, Paris, Imp. Nationale, pp. 62-63.

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L'inscription en lettres minuscules gothiques

inscription-dalle-autel

Photo RR - 15-7-10

Photo Selma Slort - 15-7-10

Inscription DT

Photo J-P Derlon, en lumière rasante, du 16-2-11

On pourrait lire (hypothèse de Roger Ripert) :

- L'abréviation latine précédant le texte de l'inscription :

M. J. C. D. N. : Monumentum Jésus Christus Dominus Noster («Monument à Jésus le Christ notre seigneur ») *

- Le texte tronqué : Jour du mois (mios, en latin) mill...

Voir : la liste d'abréviations ecclésiastiques

dalle-autel

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La dalle funéraire et son inscription, en haut à gauche,
et le blason, en haut au mileu

Photo RR, 15-7-10


Selon M. Roger Guilloux*, l'ancien bedeau/sacristain, il s'agit d'un caveau où aurait été inhumée, le 10 juillet 1769, dame Marie-Philippe Millin de Tressoles (voir l'extrait ci-dessous de l'acte d'enterrement), l'épouse d'un écuyer du roi Louis XV (1715-1774), Jacques Barbier de la Brosse, lui-même enterré au cimetière, au pied de la sacristie (sépulture n° 83) **

D'autres Barbier de la Brosse ont sans doute été aussi inhumés dans l'église et donc dans ce caveau - comme en témoignent les actes de décès, ainsi que des Barbier de Vésigneux et des Saladin de Montmorillon, comme l'indique l'historien Alexandre Teste :

«Le père de Louise [François Saladin de Montmorillon] et sa mère, Anne de l'Hospital, avaient dû être enterrés en l'église de Saint-Pierre-Mont-Sabot, où les Montmorillon avaient droit de sépulture comme seigneurs du Bouchet et de Vignes, car, jusqu'à la Révolution, il y fut dit une messe anniversaire fondée par eux. Il en fut sans doute de même pour les Barbier de Vésigneux, dont Jacqueline, femme de Saladin 1er de
Montmorillon descendait, car leurs armes se voient dans la chapelle, du côté de l'épître*** (voir les photos ci-dessous).» (Voir aussi la page du site sur les SALADIN DE MONTMORILLON).

RR

* Voir la page sur la famille des BARBIER. Sur la dalle, en haut, le blason à une croix, bien visible, pourrait être celui de la famille des Barbier (de Vignes/Vésigneux).

** Juste derrière la pierre tombale de mon grand-oncle Simon Roumier (22-1-1769/18-3-1833), signée par Perrau, le tailleur de pierre (sépulture n° 81).

*** Côté de l'épître. Côté droit, vu des fidèles, de l'autel, du chœur où est faite cette lecture. M. Lestrange occupait la première stalle du côté de l'épître (Billy, Introïbo, 1939, p. 109).

Deces Millin

Extrait de l'acte d'enterrement du 10/7/1769 de dame Marie-Philippe Millin de Tressolles,
épouse de Mr Jacques Barbier de la Brosse

Mairie de Neuffontaines ( (photo RR du 9/11/10)

 

 

Photo RR du 16-2-11

La dalle funéraire et le déchiffrement de son inscription

Le 16 février 2011, M. Jean-Pierre Vieren et son épouse* sont venus faire bénévolement un moulage de l'inscription afin d'aider à son déchiffrement. **

Mauvaise nouvelle qui vient épaissir le mystère : comme le montre la photo ci-dessus, la dalle, qui ne comporte pas de rebord sur la droite, a manifestement été coupée et, du même coup, l'inscription tronquée. En outre, la dimension de la dalle n'est que de 1, 64 m de long (elle n'est plus à dimension d'homme) sur 0,90 cm de large.

Ce découpage pourrait avoir été fait en 1769, date des travaux au niveau du choeur effectués par Jean Alochon (voir la photo ci-dessous), peut-être pour l'inhumation dans un nouveau caveau, le 10 juillet 1769, de Marie-Philippe Millin de Tressolles, l'épouse de Jacques Barbier de la Brosse.

Quoi qu'il en soit, le moulage en plâtre sera prêt dans une quinzaine de jours pour un éventuel déchiffrement de la partie restante de l'inscription... ***

* Propriétaires du château de Villaine, à Breugnon, près de Clamecy.

** Ont aussi participé à cette opération : J-P Derlon, J-C Hernando et Roger Ripert.

*** Voir ci-dessus l'hypothèse émise. Moulage conservé par l'association Novem fontes.

Photo J-P Derlon, 16-2-11

 

 

 

LES VITRAUX DE LA CHAPELLE

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Chapelle du mont Sabot... nouvelle embellie *

Par Michel Eit

 

«Il y avait beau temps que la très célèbre Chapelle du Mont Sabot - près de Neuffontaines (58) avait été à pareille fête.

La voilà désormais «rechaussée» de neuf !

Comprenons-nous bien : quatre généreux commanditaires de la région de Neuffontaines - qui tiennent à garder l'anonymat - l'ont désormais pourvu de trois superbes vitraux, lesquels viennent en droite ligne de l'atelier de Colette et Michel LECLERCQ à RICHATEAU (Lormes).

Et, de fait, en entrant dans la Chapelle du Xl!e siècle, fichée sur sa butte nimbée de feuillage et poursuivie par son promontoire du Mt Bion, on est immédiatement surpris par la luminosité et la splendeur des vitraux tous récemment installés.

Le vitrail principal - celui du chevet - se compose de deux éléments principaux présentant - à gauche - l'Annonciation avec en sujets essentiels une Vierge Marie attentive et un Archange Gabriel lui soufflant à l'oreille le Grand Destin qui allait bientôt être le sien. Le motif de droite, pour sa part représente Saint Pierre pour rappeler que cette multi séculaire chapelle a été dédiée à St Pierre aux Liens.

Ces deux motifs, donc, sont surmontés d'un troisième corps de vitrail qui représente le St Esprit et trois angelots qui encadrent une croix translucide.

Les créateurs des vitraux ont tenu à souligner le caractère universel de leur représentation artistique à travers les principes de vie fondamentaux : la Terre, la Mer et le Ciel, complétés par les symboles représentatifs de l'activité locale : la vigne, le blé, le mais, l'orge et le tournesol.

Le vitrail de la chapelle gauche du transept - exécuté dans les mêmes teintes que les vitraux précédents - perpétue la légende de la Chèvre et du Loup. Ici, la représentation qui nous est faite, magnifie la main de Dieu qui régit l'action des animaux et des hommes dans la lutte entreprise contre le Mal.

Le petit vitrail qui s'inscrit dans le logement de la partie droite du transept - réservée à Ste Thérèse de l'Enfant Jésus - est un motif géométrique qui reprend le principal des éléments «verre antique» utilisés dans l'organisation des vitraux décrits plus haut. On ajoutera que des composantes à partir de verres dits «américains» sont à prendre en compte dans les corps des deux premiers vitraux (chevet et transept gauche), Pour sa part, le vitrail de l'absidiole droite s'orne de quelques «cives» aux coloris aussi variés qu'harmonieusement intégrés dans l'ensemble.

Ce très long travail hivernal a vu son aboutissement définitif en début Août 1991.

Rappelons que Colette et Michel Leclercq - entre autres créations et réfections «régionales» - ont été les artisans des magnifiques vitraux qui ornent depuis l'an dernier la Chapelle du Banquet près de Mhère (58). Les vitraux de la Chapelle du Mt Sabot, bien que de conception d'idée différente, vont dans le même sens d'une recherche artistique où modernité et classicisme cohabitent en parfaite harmonie.

L'ensemble de cette rénovation a été suggéré et impulsé par M. Marcel BLANDIN, ancien maire de Neuffontaines, dont la disparition aussi brutale qu'inattendue, a surpris et affligé tout son entourage. Il est bien dommage que M. BLANDIN n'ai [t] pu contempler l'aboutissement somptueux d'une æuvre qui lui était chère. Le nouveau maire, M. MARTIN, et M. PERDRIAT, son premier adjoint, ont repris le flambeau de cet esprit de rénovation qui souffle désormais sur cette Petite commune morvandelle.

Ajoutons à cela que M. Michel TACHE, maçon à Lormes, a complété fort agréablement l'æuvre de nos artisans verriers en rénovant complètement les croisées d'ogives du chevet. Un petit mot pour terminer en citant le travail d'entretien et de surveillance que continue à assumer indéfectiblement en ces lieux M. GUILLOUX Roger, de Neuffontaines également.»

* Article sans date [août 1991 ?] ni source de publication, illustré de trois photos. Photocopie appartenant à Mme Jocelyne Perdriat (Vignes-le-Haut), retranscrite par Roger Ripert (3/5/2011). Voir le fichier pdf de la photocopie.

Voir ci-dessus la photo du vitrail illustrant la légende de la Chèvre et du Loup. Photos des deux autres vitraux à venir.

 

 

Suite : Chitry Mont Sabot p. 2